lundi 10 octobre 2011


Sébastien Ihidoy, curé de Navarrenx, a accueilli des randonneurs sur le GR 65 pendant de nombreuses années.
Voilà ce qu'il dit de cette longue expérience sur le site xacobeo.fr
Quelques portraits-type de pèlerins. (...)

Il y a l'ancien qui a accompli tout un parcours familial et professionnel, et qui veut rendre grâce pour tous les bienfaits reçus. Parfois il a une grâce à demander pour un de ses enfants ou petits-enfants.

Il y a le jeune adulte engagé jusqu'au cou dans la vie professionnelle, souvent cadre, débordé de travail et de voyages d'affaires, bousculé dans sa vie familiale, et qui part avec cette question: n'y a t il pas moyen de trouver une vie plus humaine?

Il y a le jeune qui vient d'achever ses études, et qui prend de la distance avant d'aborder la vie active.

Il y a l'artiste, soit de musique, soit de peinture, soit de sculpture, qui va à la recherche de lui-même comme d'une inspiration dans les profondeurs et au-delà de soi.

Il y a le médecin, le pharmacien, le professeur, l'architecte, qui veulent regarder les besoins de l'homme d'aujourd'hui , au-delà de leur pratique quotidienne.

Il en est bien d'autres au milieu, ouvriers, fonctionnaires, qui veulent repenser leur vie.
Il y a enfin le chômeur, et celui qui a du mal à se situer dans la société actuelle, sans compter les jeunes couples qui testent, sur le Chemin, la solidité de leurs amour. 
Voir la suite sur la page [abbé Ihidoy 1
Un autre extrait : J'ai été très sensible à l'expression de certains homosexuels ou homosexuelles: "Pourquoi l'Église ne nous aime pas? Pourquoi elle nous rejette et nous condamne ? ". J'affirme, bien sûr, le contraire avec émotion et force. Et j'explique la position de l'Église en alliant vérité et amour. Je me dis souvent que l'Église est souvent bien maladroite dans son langage pour ne pas se faire mieux comprendre de ses contemporains. L'intégralité sur cette page [abbé Ihidoy 2
Extrait de la page   [abbé Ihidoy 3]   Nous sommes dans une société où plus on va vite, plus on court après le temps. Plus on gagne du temps, plus il nous manque. Que de fois nous disons et entendons : "Je n’ai pas le temps". Un de mes amis pèlerin à Tamanrasset me rapportait la réflexion d’un Touareg : "Vous, vous avez des montres, nous nous avons le temps".
[abbé Ihidoy 4 Je me demande si la société actuelle n'a pas besoin de ces types qui passent, pèlerins et chemineaux. Pour moi, pas de différence, je ne raisonne pas en termes de jugement. Un pèlerin recommandé par ses instances, son carnet, son évêque, et même le serait-il par le pape, que cela ne changerait rien, je le considère et considérerai toujours dans et pour son cheminement. Sans être sûr d'ailleurs qu'il soit meilleur pèlerin qu'un autre. Mais ai-je besoin de certitudes ? Bien sûr que non, ou alors je juge. Et comment juger ? Vous pouvez me le dire, vous ?