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samedi 20 octobre 2012

Conseils pour l'aquarelle

S'agissant de l'aquarelle, il faut laisser beaucoup de blanc sur le papier et utiliser les couleurs en transparence. Le nombre de couleurs est de 4 maximum.
Selon Paul Guelpa, aquarelliste, Henri Harpignies disait à ses élèves
"2 heures à passer dans la nature c'est 1 h 3/4 pour dessiner; 1/4 h pour peindre."
C’est exagéré, mais le fond est vrai. Il faut insister sur le dessin.

Pierre Vignal, un autre grand peintre aquarelliste, fut l'un des élèves d’Harpignies, il répétait à ses élèves : « Si vous n’avez que 3 séances pour faire une aquarelle, passez en 2 à faire le dessin. ».

Et il est important de se rappeler que l'on ne dessine ni avec les mains, ni avec la bouche, ni avec les pieds, ni avec la souris d'un ordinateur, on dessine avec son cerveau !

Pour débuter, je pense sincèrement qu'il est préférable de commencer par une peinture opaque, couvrante avant d'aborder l'aquarelle. Le mieux c'est la gouache de très bonne qualité Linel par exemple.

Il faut également beaucoup travailler le dessin à la manière de Giraud alias Gir, Moebius ou comme Hergé. (voir cette page sur le dessin avec le cerveau droit)

vendredi 18 novembre 2011

Exercice de contour modifié

Assurez-vous que vous ne serez pas dérangé pendant 30 minutes. C'est très important de disposer d’un laps de temps ininterrompu. Avec un peu d'entraînement, vous serez capable d’accomplir la conversion malgré les interruptions, bien que la plupart des artistes recherchent la solitude pour dessiner. Installez-vous confortablement devant une table ou devant un chevalet pour dessiner.


Fixez la feuille sur laquelle vous allez dessiner sur la table avec du papier
collant ou sur la planche à dessin avec une pince afin qu’elle ne tourne pas.
Vous devez dessiner votre main dans une position compliquée — les doigts entrelacés, serrés ou croisés, comme vous voulez. Ce genre de position répond mieux aux fins de l’exercice que la main simplement ouverte et à plat, parce que l’hémisphère droit semble préférer la complexité.
Pour tenir la pose sans bouger la main, vous pouvez la poser confortablement sur un objet quelconque.

Avant de commencer votre dessin, prenez un peu de temps pour examiner votre main, fixez votre main du regard pour favoriser la connexion en mode cerveau droit (mode-D).


Imaginez une ligne horizontale au-dessus ou au-dessous de votre main et une ligne verticale à droite ou à gauche de votre main.
Evaluez l’angle que forme une ligne que vous choisirez avec la verticale ou avec l’horizontale.

Regardez à présent votre feuille et évaluez l’angle tel qu’il serait s’il était dessiné sur le papier.

Choisissez un espace, par exemple l’espace entre deux doigts. Fixez-le du regard jusqu’à ce que vous en voyiez le côté, là où il rencontre le côté de votre doigt. Essayez de repérer l’instant où votre esprit exécute la conversion vers le mode-D

Fixez des yeux un point quelconque du contour. Vérifiez-en l’angle par rapport à la verticale ou à l’horizontale. Regardez à présent votre feuille. A mesure que votre regard se déplace lentement le long du contour, votre crayon dessine ce contour au même rythme. Passez d’un contour à celui qui lui est adjacent. N’essayez pas de dessiner complètement le contour extérieur puis les formes intérieures. Il est beaucoup plus facile de passer d’une forme à celle qui lui est adjacente.

Comme dans le dessin de contour pur, votre crayon reproduira tous les côtés, prenant note des changements de direction les plus infimes et de chaque ondulation du contour. C’est une démarche silencieuse. Ne parlez pas. Ne nommez pas les parties de la main que vous dessinez. Vous travaillez avec des informations visuelles uniquement; les mots sont inutiles. Il n’est pas nécessaire d’essayer d’établir des relations logiques, car toutes les informations visuelles se trouvent là, sous vos yeux.
Concentrez-vous sur ce que vous voyez ; évaluez silencieusement la longueur d’une ligne par rapport à une autre ; la largeur d’une forme par rapport à une autre ; l’écartement d’un angle en le comparant à un autre; et l’endroit d’où semble partir un contour par rapport à celui que vous venez de dessiner.

Ne jetez un coup d’oeil à votre feuille que pour localiser un point ou pour vérifier des proportions. Vous devez passer les quatre-vingt-dix pour cent de votre temps à scruter la main que vous dessinez, tout comme pour la méthode du contour pur.


Quand vous arriverez aux o-n-g-l-e-s (nous ne nommons pas les choses, je vous le répète), ne dessinez pas les ongles eux-mêmes mais bien les formes qui les entourent.

De cette manière vous éviterez que certains symboles infantiles refassent surface. Le cerveau gauche ne dispose d’aucun nom pour les formes autour des ongles. D’ailleurs, si vous éprouvez des difficultés avec un élément quelconque, passez à l’élément qui lui est adjacent ou avec lequel il possède un côté en commun.

Tout ce dont vous avez besoin pour dessiner se trouve sous vos yeux.
Cet exercice consiste simplement à reproduire ce que vous voyez.
Pour ce faire, il n’est pas besoin de penser. Comme il vous suffit de percevoir, d’observer et de reproduire ce que vous voyez, le dessin vous semblera facile. Vous vous sentirez confiant, détendu et absorbé, fasciné par l’aisance avec laquelle tous les éléments s’assemblent comme dans un puzzle parfaitement conçu.
Commencez maintenant à dessiner. Dans quelques minutes vous serez passé à l’état mental particulier du mode-D mais vous n’avez pas à y penser. Vous avez sciemment créé les conditions pour que s’accomplisse la conversion, et elle se produira bientôt sans effort de votre part.

Votre dessin révélera probablement des erreurs de proportions ou d’orientation. Mais ce n'est pas grave. Vous apprenez à dessiner.

Glossaire

Quelques définitions utiles en dessin -

Caricature : Déformation exagérée des traits d'une personne dans un portrait. Il en donne une vision déformée, exagérant les défauts, les particularités physiques ou morales.


Contour : le tracé extérieur d'un objet ou d'une partie de cet objet. Le dessin simplifié d'une forme tel que vous le percevez. Cerner
C'est la ligne virtuelle qui marque le tour d'un corps, d'un objet, d'une forme ou d'une figure. Le contour est la limite extérieure d'une forme. En peinture, le terme employé est "cerner". C'est l'opération qui consiste à marquer plus ou moins fortement un contour, celui d'un personnage ou d'une forme. Le contour n’est pas toujours net, linéaire, continu; il est parfois flou, imperceptible, diffus.

Exercice de dessin de contour pur ou dessin de contour plein : exige une observation continue et intense pendant qu’on trace les côtés de la forme sans regarder le dessin qui est en train de se réaliser.


Côté
(dans le sens qu’on lui donne en dessin) : C'est l’endroit où deux éléments se rencontrent. Si vous dessinez une chaise paillée, les endroits où l’air (qui en dessin constitue le fond ou l’espace négatif) rencontre la surface le dossier de la chaise, l’endroit où un barreau rencontre le pied sur lequel il est fixé, l’endroit deux brins de paille se se rencontrent, etc. sont des côtés communs. Le côté commun (appelé contour) peut être dessiné, comme une simple ligne, qu’on appelle ligne de contour.
Le côté est un concept fondamental dans le domaine artistique, en raison de ses rapports avec le principe de l’unité, qui est peut-être le plus important. L’unité est acquise lorsque tous les éléments d’une composition s’assemblent en un tout cohérent, chaque partie contribuant à l’intégralité de l’image résultante.

Croquis : dessin rapide à main levée destiné à noter graphiquement une idée ou une observation et qui n'a pas obligatoirement une destination ou une dimension artistique. Voir également ébauche, esquisse, schéma.

Espaces négatifs : Surface entourant les formes positives avec lesquelles elle possède un ou plusieurs côtés communs. L’espace négatif est limité par le format. Etats de conscience : Le concept encore mal précisé de conscience est
Les espaces négatifs peuvent être internes à des espaces positifs ainsi le front ou les joues dans un visage.
De même les deux parties blanches qui entourent l'iris peuvent être utilisées comme les espaces négatifs de l'oeil.


Étude :
dessin, peinture servant à la préparation d'une oeuvre plus élaborée. Elle peut être d'imagination (exploitation des possibilités créatrices et personnelles de l'exécutant) ou d'observation sur le motif.

Dessin à main contrariée : Dessin effectué par la main gauche pour un droitier ou par la main droite pour un gaucher.

Pochade :
nom féminin désignant une peinture exécutée rapidement en quelques coups de pinceau. La technique de la pochade implique des séchages rapides afin d'exécuter dans un minimum de temps le croquis. Les huiles permettent de l'exécuter si la peinture est utilisée suffisamment en pâte. L'acrylique est souvent utilisée.
Regard du peintre :
Terme mystérieux utilisé par les artistes peu modestes qui veulent faire croire aux amateurs qu'ils ont reçu un don du ciel pour bien dessiner.
Le curieux : comment faites-vous pour dessiner et peindre aussi bien ?
Le peintre prétentieux : je ne sais pas ! c'est magique ; je fais tout ça sans réfléchir, sans y penser. Je ne peux pas vous l'expliquer. C'est magique ; je dois avoir un don.

Tout ça c'est de la flûte à bec, du pipeau, du fifre !
Un peintre modeste aurait répondu : y'a rien de magique, ce n'est que du travail acharné ! je dessine tous les jours depuis des années. C'est devenu automatique, inconscient. A force de pratiquer et de regarder, je n'ai plus besoin de regarder. J'appréhende d'emblée le sujet que je dessine. C'est comme conduire sa voiture : au début c'est très compliqué. Il faut penser à tout (frein à main, rétro, embrayage, direction, changement de vitesse, clignotants. Puis au bout de quelques temps, tout devient tellement facile.

Le regard du peintre ce n'est pas regarder, c'est voir.


Tiers - règle des tier .
La composition idéale en peinture comme en photographie est le partage du format utilisé en 3 parties de 1 tiers pour 2 tiers.
En effet, si on cadre son sujet au centre de la composition, le risque d’être plate, sans vie car cela provoquera une symétrie trop monotone, pour dynamiser l'image et renforcer son esthétisme, il faut placer le sujet au tiers de son viseur dans le sens vertical et/ou dans le sens horizontal.
Il faut éviter de placer deux éléments importants sur une même ligne de force car ils auraient tendance à s’affaiblir mutuellement.


Ton : Couleur considérée pour son éclat. On parle de ton vif, ton froid, ton chaud, ton clair, ton foncé, etc. On fait varier la tonalité d'une couleur du clair au foncé par adjonction de blanc ou de noir, (exemple : bleu clair ou bleu foncé).
Couleur considérée du point de vue de son intensité lumineuse (valeur) et de son degré de saturation: différents tons d'une teinte de vert || ton local: couleur propre d'un objet qu'un peintre représente. ton rompu: couleur obtenue par ajout d'une certaine quantité de la teinte complémentaire. ton sur ton: d'une même couleur avec des nuances différentes.
Valeur : degré de clarté ou d'obscurité, de lumière ou d'ombre (du blanc au noir) d'une surface non colorée. Les valeurs servent à modeler les volumes (ombres/lumières) dans un dessin. Des valeurs homogènes (aplats) et les valeurs dégradées (avec une variation progressive du clair au foncé).
Les couleurs peuvent aussi être claires ou foncées on parle alors de tonalite ou de ton.
Voir aussi Ton et Nuance.

jeudi 17 novembre 2011

Mes dessins : avant et après

Betty Edwards présente, dans son livre,  des travaux de ses élèves "Avant et après". Ces dessins comparés montrent une incroyable progression en moins de dix séances de 3 heures.
J'ai conservé une grande partie de mes dessins antérieurs pour essayer de mesurer les progrès que j'ai réalisés.

En 2008, j'avais fait le dessin de Martine, d'après Marlier, à la plume et lavis au brou de noix sur du papier aquarelle. Sur cette même feuille, j'ai ajouté un croquis très rapide d'une 4 L. Ce dernier est réalisé au crayon bille sans lever le crayon ou presque.

vendredi 11 novembre 2011

LE DESSIN DE CONTOUR PUR

Avant de commencer : Assurez-vous que vous ne serez pas dérangé pendant au moins 20 mn. Fixez une feuille A4 sur la table avec du ruban adhésif. Vous allez dessiner votre propre main — votre main gauche si vous êtes droitier, votre main droite si vous êtes gaucher. Arrangez-vous pour que la main qui tient le crayon soit prête à dessiner sur le papier fixé sur la table. Tournez carrément la tête dans la direction opposée, fixant des yeux la main que vous dessinez. Prenez garde que votre main repose sur un support pour garder assez longtemps cette position.
Vous dessinerez sans pouvoir regarder ce que vous dessinez.
Il est indispensable de tourner la tête pour respecter l’objectif de cet exercice : premièrement, pour vous concentrer entièrement sur les informations visuelles qui se trouvent là devant vous.
Deuxièmement, pour ne pas se laisser influencer par le dessin, ce qui pourrait faire resurgir vos anciens schémas symboliques mémorisés depuis l’enfance, au cas particulier , «la manière de dessiner une main».
Vous devez dessiner ce que vous voyez (mode-D, perception globale) et non ce que vous savez (mode-G, fonctionnement symbolique).
Il faut détourner complètement la tête parce que la tentation de regarder le dessin est presque irrésistible au début.

Une fois la tête tournée, fixez sur un point du contour de votre main. Aumême moment, placez la pointe du crayon sur la feuille. Très lentement, millimètre par millimètre, déplacez votre regard le long du contour de votre main, observant chaque variation infime, chaque ondulation de la ligne. A mesure que vos yeux progressent, déplacez la pointe de votre crayon au même rythme, en reproduisant chaque modification, chaque variation infime du contour que vous observez.
Prenez conscience que l’information projetée par l’objet observé (votre main) est perçue exactement et dans les moindres détails par vos yeux et reproduite simultanément par votre crayon qui enregistre tout ce que vous voyez au moment où sous le voyez. Ne vous retournez pas pour regarder votre feuille. Observant votre main, dessinez progressivement ce que vous voyez. Vos yeux percevront successivement les changements de configuration du contour et votre crayon les reproduira au même rythme. Vous prendrez conscience des rapports entre le contour que vous dessinez et la configuration entière des contours complexes de votre main. Vous pouvez dessiner les contours intérieurs ou les contours extérieurs en premier ou passer de l’un à l’autre. Ne vous préoccupez pas de savoir si le dessin ressemblera à votre main. Il est probable que non étant donné que vous ne pouvez pas vérifier les proportions, etc.
En limitant votre perception à de petits fragments successifs, vous apprendrez à voir les choses exactement telles qu’elles sont, à la manière de l’artiste.
Le mouvement du crayon doit reproduire exactement le mouvement de l’oeil.L’un ou l’autre tentera peut-être d’accélérer, mais ne le laissez pas faire. Vous devez reproduire chaque détail à l’instant où vous voyez chaque point du contour. N’interrompez pas votre dessin et poursuivez à un rythme lent et régulier. Au début vous vous sentirez maladroit ou mal à l’aise. Cette perturbation se produit au moment où le cerveau gauche s’aperçoit que le dessin de contour pur défie dangereusement sa supériorité. Il se rend compte que si vous devez reproduire l’enchevêtrement complexe des contours de votre main, à la lenteur avec laquelle vous dessinez, le cerveau droit va dominer encore pendant un long moment. Effectivement, le cerveau gauche réagit : « Cesse ce jeu stupide immédiatement. Il n’est pas nécessaire de regarder les choses d’aussi près. J’ai déjà nommé chaque détail pour toi, même les plus petits, comme les rides.Montre-toi donc raisonnable et occupons-nous de quelque chose de moins ennuyeux — sinon je te donne la migraine ». Ignorez ces protestations et poursuivez. A mesure que vous dessinerez, les récriminations du cerveau gauche fléchiront et votre esprit s’apaisera. Vous serez bientôt fasciné par la complexité merveilleuse de l’objet que vous voyez et vous sentirez que vous pouvez aller toujours plus loin dans cette complexité. Laissez-vous mener. Il n’y a rien à craindre, rien qui puisse vous embarrasser. Votre dessin sera la reproduction merveilleuse de vos perceptions profondes. Il nous importe peu que votre dessin ressemble ou non à une main. Nous voulons une matérialisation de vos perceptions. Après avoir terminé : Essayez de vous rappeler ce que vous ressentiez en commençant le dessin de contour pur, en comparant cette sensation avec ce que vous avez ressenti plus tard, une fois plongé profondément dans le dessin. Comment vous sentiez-vous à ce stade plus avancé ? Avez-vous perdu la notion du temps qui passe ? Comme Max Ernst, vous êtes-vous pris de passion pour ce que vous voyiez ? Quand vous retournerez à cet état mental particulier, le reconnaîtrez-vous ? Le dessin de contour pur est l’exercice qui permet la conversion la plus radicale vers le mode-D et le voyage le plus parfait au coeur de cet état de conscience particulier. Coupé du dessin — et par là des données visuelles qui permettent d’identifier, de symboliser et de classifier — forcé de se concentrer sur ce qu’il considère comme une pléthore d’informations, le cerveau gauche passe le relais au cerveau droit. La lenteur du dessin maintient le cerveau gauche au point mort. Le dessin de contour pur est un moyen tellement efficace pour produire cette conversion que bon nombre d’artistes ont coutume de se mettre au travail en commençant par une brève séance de ce genre d’exercices, afin de déclencher le processus qui les mènera à débrancher le mode-G. Vous vous apercevez que le cerveau gauche permettra progressivement que s’accomplisse la conversion. Gardez-vous cependant de laisser votre cerveau gauche ridiculiser votre dessin de contour pur, en émettant des remarques sévères et en annulant ainsi le profit que vous en auriez tiré. Notre but n’était pas de réaliser un dessin ressemblant. Bientôt tous vos acquis s’additionneront et vous dessinerez mieux que jamais aupauparavant.

jeudi 10 novembre 2011

dessiner avec le cerveau droit

J'ai longtemps pensé qu'il fallait apprendre :
- la morphologie pour faire du "modèle vivant" ou du portrait ;
- la perspective pour faire de la nature morte, du paysage urbain etc.

Puis j'ai commencé à douter quand j'ai lu le livre de Betty Edwards "dessiner avec le cerveau droit".
J'ai alors décidé de "court-circuiter" mon cerveau gauche et de demander à mon cerveau droit de me guider. J'essaie maintenant de dessiner "ce que je vois" et non "ce que je sais".

Pour brancher très rapidement le cerveau gauche, les exercices "à main contrariée" ou "espaces négatifs" sont très utiles.

Une fois la perspective et la morphologie comprises dans ses termes généraux, on peut l’abandonner. En effet, il suffira de voir à la manière du peintre sans avoir recours ni à la perspective ni à la morphologie.


Voici un exercice qui permet de basculer dans le mode cerveau droit
Choisissez une chaise ou un tabouret pas une photographie.
Assurez-vous de disposer de 30mn au moins sans interruption. 
Installez-vous dans la position normale de dessin, 

Votre tâche consiste maintenant à dessiner sans lever le crayon pour s'obliger à se concentrer pour "brancher" son crayon directement sur son oeil sans passer par le cerveau.
Vous ne pouvez pas commencer le dessin par où vous voulez. Vous devez impérativement  débuter par la partie la plus proche de vous. 
Puis vous dessinez toutes les formes des plans successifs en promenant votre crayon très lentement sans corriger ni revenir sur le tracé même en cas d'erreur.
Les formes négatives ou positives vont s’assembler à la manière des pièces d’un puzzle. Vous n’avez aucune question à vous poser au sujet de la chaise. En fait, vous n’avez pas à penser du tout à la chaise.

Cette concentration est nécessaire pour reproduire plus fidèlement les proportions.
Vous devez privilégier le dessin des espaces, l’un après l’autre. Vous devez dessiner tous les espaces extérieurs puis tous les espaces intérieurs, ou vice versa.
 Et ne vous demandez pas pourquoi tel côté d’un espace se dispose de telle manière. Dessinez simplement ce que vous voyez.  





- un seul trait pour figurer le contour en s'interdisant de le corriger ;
- absence d'ombre et de lumière pour représenter le monde réel 3D sur une surface picturale en 2D.
- la perspective est essentiellement rendue par le chevauchement (lorsqu'une forme en chevauche d'autres, les formes partiellement cachées semblent être à l'arrière plan).
- c'est pourquoi le trait commence par l'objet le plus proche du dessinateur ; puis les objets au second plan sont dessinés d'un seul trait en prenant un soin extrême dans la représentation fidèle de la perspective dite à chevauchement ou recouvrement (la superposition des éléments représentés par plan).

Les deux images ci-dessous du bédéiste Moebius ( Jean Giraud) illustrent assez bien cette manière de dessiner




samedi 5 décembre 2009

ESPACES NEGATIFS

DESSINER DES ESPACES NEGATIFS : Quand les espaces vides prennent le dessus

Le cerveau gauche n'aime pas dessiner des espaces vides dits négatifs.
Il ne peut les nommer, les identifier, les classer selon les catégories qu’il s’est établies, ou leur assigner des symboles tout faits. Il semble effectivement que
les espaces négatifs perturbent le cerveau gauche qui refuse de s’en occuper. Ce travail est donc relégué au cerveau droit et c’est précisément ce que nous souhaitons !

Le cerveau droit est capable de dessiner les espaces négatifs. Ces espaces sans nom ont autant d'importance que les objets connus pour le cerveau droit. Tout l’intéresse et plus l'enchevêtrement des formes est compliqué plus il aime.

Les 3 planches ci-dessous comportent les dessins des espaces négatifs derrière les modèles. Ces espaces ont été colorés à l'aquarelle.







2 dessins des espaces négatifs d'une chaise à main contrariée